150 fois...
150 fois j’écris ton nom
Sur les pages roses de mes caprices
150 fois je fais des psaumes
Sur des bouts de feuilles complices
Ma fierté épandue sur des miettes de pages
Sursois au goût risible d’un probable mirage
Mon cerveau clos dans une ignorance savante
Sonne les cloches d’une issue affligeante
J’ai accroché mes bras sur le bord du précipice
Je me refuse à regarder d’en haut les vagues destructrices
Le souffle coupé, je guette d’augures auspices
La main agrippée sur la pierre salvatrice
,
La pierre est là qui me jauge, plantée dans du sable
Elle attend ma chute, impatiemment, le naufrage
Du vide et de la perdition, elle me fait l’apanage
Le colt de la persécution en guise de formatage
Un, deux trois, 150 fois, j’écris la fin
L’ivresse de la naïveté transpirant de mes quatrains
Et au bout de mes mains moites dans le vide lâchées,
Mon doigt tendu, juste pour te narguer
Gtal
















